Avant de devenir kinésiologue, j'ai passé 18 ans en pharmacie et parapharmacie. Derrière le comptoir, j'ai vu défiler des centaines de personnes épuisées qui ne le savaient pas encore : elles venaient chercher quelque chose pour dormir, pour les maux de dos, pour la boule au ventre. Le mot burn-out arrivait bien plus tard, souvent trop tard. C'est en partie pour ces personnes que j'ai changé de métier.

Les signes qui doivent alerter

Le burn-out s'installe par paliers, et chaque palier a l'air gérable. Voici les signaux que j'entends le plus souvent en séance, avec le recul des personnes qui sont « tombées » :

  • Une fatigue que le repos ne répare plus : le week-end ne suffit pas, les vacances non plus
  • Des troubles du sommeil : difficultés d'endormissement, réveils à 3 h avec le travail en tête
  • Un détachement inhabituel : cynisme, irritabilité, sentiment de faire les choses en pilote automatique
  • Une efficacité en berne malgré des heures en hausse : tout prend plus de temps
  • Des signaux corporels : tensions dans la nuque et les mâchoires, maux de tête, troubles digestifs
  • Des émotions débranchées : soit tout est à vif, soit plus rien ne touche

Si plusieurs de ces signes vous parlent, prenez-les au sérieux. Le corps prévient longtemps avant de lâcher.

D'abord, le médecin

Je le dis sans détour, et c'est une conviction que je dois à mes années en santé : le burn-out relève d'abord de la médecine. C'est votre médecin généraliste qui peut poser un diagnostic, évaluer la nécessité d'un arrêt de travail, écarter d'autres causes de fatigue et vous orienter vers un psychologue ou un psychiatre si besoin. La kinésiologie ne diagnostique rien, ne prescrit rien, et ne remplace ni l'arrêt ni la psychothérapie.

En revanche, dans ce parcours, elle a une vraie place. Et elle est complémentaire de ce que fait le psychologue : là où la parole analyse, la kinésiologie passe par le corps.

Ce que la kinésiologie apporte dans un parcours de burn-out

Faire redescendre un système nerveux bloqué en alerte

Des mois ou des années de surrégime laissent le corps en état de vigilance permanente : impossible de se détendre, même en arrêt, même en vacances. Le travail d'équilibration aide le système nerveux à retrouver le chemin de la récupération, et toutes les techniques que je pratique peuvent y contribuer : c'est le test musculaire qui indique, pour chaque personne, celle qui est la plus juste ce jour-là. C'est souvent la première étape : dormir à nouveau, souffler à nouveau. Le sommeil est d'ailleurs le premier terrain sur lequel les choses bougent, et je lui ai consacré un article entier : kinésiologie et troubles du sommeil.

Entendre ce que l'épuisement protège

Derrière beaucoup de burn-out, il y a des mécanismes anciens : « je dois tenir », « je n'ai pas le droit de décevoir », « ma valeur dépend de ce que je produis ». Le test musculaire permet d'aller interroger ces schémas là où ils sont inscrits, dans le corps, et de commencer à les dénouer sans avoir à tout revivre.

Retrouver ses limites et ses appuis

La reconstruction passe par une question simple et vertigineuse : qu'est-ce qui me ressource, et qu'est-ce qui me vide ? Les séances aident à réapprendre à sentir la réponse, physiquement, avant que la tête ne la rationalise. C'est ce qui protège de la rechute au moment de la reprise.

La charge mentale et le burn-out parental existent aussi

L'épuisement n'a pas besoin d'un bureau pour s'installer. La charge mentale familiale, un proche malade, un quotidien de parent sans relais : les mécanismes sont les mêmes, la légitimité à consulter aussi. Une partie des personnes que j'accompagne pour épuisement ne sont pas en poste : elles portent, simplement, depuis trop longtemps.

Concrètement : quel accompagnement ?

Pour un épuisement installé, je propose généralement 3 à 5 séances espacées de 2 à 4 semaines, en laissant au corps le temps d'intégrer entre chaque rencontre. Le moment le plus fertile est souvent pendant l'arrêt de travail, quand l'urgence est retombée, ou à l'approche de la reprise, pour la préparer. Chaque séance dure 1h30, au cabinet de Wasquehal, à 10 minutes de Lille ; le tarif est de 70 € et certaines mutuelles en remboursent une partie.

Et comme toujours : nous faisons le point à chaque séance, sans forfait ni engagement. Mon objectif n'est pas de vous garder, il est de vous remettre debout, avec vos appuis à vous.

Et si vous vous demandez ce qui se passe dans les jours qui suivent une séance, notamment la fatigue qui peut surprendre quand on arrive déjà épuisé(e), j'ai détaillé tout cela ici : que se passe-t-il après une séance de kinésiologie ?

La kinésiologie est une pratique de bien-être. Elle ne remplace en aucun cas une consultation, un diagnostic ou un traitement médical ou psychologique. En cas de problème de santé, consultez d'abord un professionnel habilité.

Votre corps vous demande une pause. Écoutons-le.

Une séance de 1h30 pour redescendre, déposer, et retrouver vos appuis. Réservation en ligne 24h/24.

Prendre rendez-vous